Intérieur de l’église désacralisée Sant’Agostino à Rovigo, partie du complexe de l’ancien séminaire
Intérieur de l’église désacralisée Sant’Agostino, via Sichirollo, intégrée au complexe de l’ancien séminaire et citée dans le texte ; non la façade du séminaire. Vue de 2015 avec un aménagement temporaire · Threecharlie · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
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Lieu sacré · Rovigo

Ancien Séminaire épiscopal

Le séminaire né du concile de Trente

Époque
Fondé en 1592 ; édifice du XVIIIe siècle
Où
Via Sichirollo 9-11, Rovigo

La naissance du Séminaire de Rovigo est une conséquence directe du concile de Trente. En juillet 1563, le concile décida que chaque diocèse devait avoir un séminaire pour former ses prêtres. L’évêque d’Adria, Mgr Giulio Canani, avait pris part aux travaux. À son retour, il convoqua les synodes de 1564, 1566 et 1567, et un long débat s’ouvrit : le séminaire devait-il se trouver à Adria ou à Rovigo ?

En 1592, l’évêque Lorenzo Laureti choisit Rovigo. Il acheta une modeste maison près du Duomo, la cathédrale, dans la ruelle Santa Barbara, l’actuelle Via Donatoni.

Le couvent devient séminaire

Le grand saut eut lieu deux siècles plus tard. En 1772, l’évêque Arnaldo Speroni degli Alvarotti acheta pour 1 200 ducats le couvent des Ermites de saint Augustin. L’architecte Domenico Cerato, de Vicence, en dressa le projet vers 1777-1778 et intégra la vieille église Sant’Agostino au nouvel édifice.

La première pierre fut posée le 30 novembre 1779. Les travaux furent dirigés par Giovanni Battista Padrin, puis par Giuseppe Sabadini, l’auteur de la coupole du Duomo. Grâce notamment à un don du pape Pie VI en 1788, le chantier s’acheva en 1794.

Des séminaristes aux archivistes

En 1966, le Séminaire s’installa dans de nouveaux locaux. L’édifice du XVIIIe siècle devint la maison des Archives d’État de Rovigo, instituées en 1964 et ouvertes en 1967. Au début des années 1960, une intervention lourde lui avait ôté son aspect d’origine. La façade garde pourtant ses lignes sobres, et à l’intérieur subsistent deux belles salles : celle de l’ancienne Bibliothèque et celle du Théâtre.

Livres et tableaux

La bibliothèque fut voulue par l’évêque Speroni lui-même. En 1772, elle comptait environ 2 380 volumes. Aujourd’hui, la Biblioteca del Seminario vescovile « San Pio X », dans le complexe Angelo Custode de la Via Sichirollo, en conserve environ 160 000. On y trouve des incunables et des éditions du XVIe siècle, l’Archivio Sichirollo et le Fondo Rigobello.

Il existait aussi une Pinacothèque du Séminaire. En 1877, les frères Gerolamo et Pietro Silvestri, ce dernier cardinal, léguèrent la collection de tableaux familiale, pour moitié au Séminaire, pour moitié à la commune et à l’Accademia dei Concordi. Les deux moitiés sont aujourd’hui de nouveau réunies dans la Pinacoteca dei Concordi e del Seminario : une collection coupée en deux, puis enfin recomposée.

Sources

  1. Italiani.it
  2. Associazione Dimore Storiche Italiane
  3. Provincia di Rovigo – Biblioteca del Seminario
  4. Arte.it
  5. Regione Veneto – Veneto Around Me
  6. MuseiOnline

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